Deux rôles, un même objectif : sécuriser l’information
La collaboration entre DSI et RSSI n’est plus une option dans un contexte où la cybersécurité devient stratégique. D’un côté, la DSI pilote les infrastructures et garantit la continuité technique ; de l’autre, le RSSI est garant des politiques de sécurité, du risque et de la conformité. Deux fonctions complémentaires, mais parfois éloignées dans leurs priorités, leurs indicateurs et leurs temporalités.
Or, l’efficacité d’une gouvernance cyber repose précisément sur l’alignement de ces deux piliers. La mise en place d’un comité de sécurité peut justement faciliter cette synergie, en transformant les interactions ponctuelles en un pilotage régulier, structuré et transparent.
L’objectif de cet article : proposer une méthode concrète pour structurer cette coopération et en faire un levier de performance globale pour l’organisation.
Définir une base commune : tableau de bord et indicateurs clés
Un premier levier d’alignement entre DSI et RSSI consiste à établir un tableau de bord partagé, piloté en binôme. Trop souvent, chaque fonction suit ses propres indicateurs sans réelle convergence, ce qui nuit à la lisibilité globale.
Pour établir ce référentiel commun, il est essentiel de choisir des KPIs à la croisée des enjeux techniques et des objectifs de sécurité. Quelques exemples :
- Taux de disponibilité des services critiques couplé au niveau de conformité des accès utilisateurs.
- Volume de correctifs de sécurité appliqués rapporté au taux de détection d’incidents évités.
Ce tableau de bord cyber devient un outil de dialogue : il permet de visualiser les écarts, de fixer des objectifs conjoints et de justifier les arbitrages budgétaires. C’est aussi un excellent support pour les comités de direction ou les audits réglementaires.
Structurer la gouvernance : le rôle clé du comité de sécurité
Pour ancrer cet alignement dans la durée, la création d’un comité de sécurité est une étape incontournable. Ce comité agit comme une interface transverse entre IT, sécurité, métiers et direction générale.
Il doit réunir à intervalles réguliers (généralement tous les trimestres) les parties prenantes suivantes : DSI, RSSI, responsable conformité, parfois le DAF ou le DG selon la taille de l’entreprise.
Pour que ce comité fonctionne efficacement :
- Clarifiez les rôles de chacun : qui porte les actions, qui valide les arbitrages ?
- Formalisez les décisions dans un plan d’action suivi et mis à jour à chaque session.
Le comité de sécurité devient ainsi une instance vivante, utile et pilotée, et non une simple formalité.
Renforcer la collaboration au quotidien
Au-delà des outils et des comités, l’alignement DSI–RSSI repose sur une culture commune. Cela passe par :
- Une communication fluide et régulière : faire vivre la sécurité dans les projets IT, dès leur conception.
- Une logique de co-construction : intégrer le RSSI dans les décisions d’architecture, et la DSI dans les stratégies de gestion des risques.
Plus cette collaboration est anticipée, plus elle est fluide. Elle évite les blocages en phase d’intégration, les arbitrages tardifs ou les écarts de perception.
Une gouvernance cyber renforcée est un avantage concurrentiel
Quand DSI et RSSI travaillent main dans la main, l’entreprise bénéficie d’une gouvernance cyber cohérente, lisible et proactive. Cela se traduit par une meilleure résilience, une meilleure capacité à répondre aux exigences des clients ou des régulateurs, et une capacité accrue à piloter la transformation digitale en sécurité.
Le tableau de bord partagé devient la colonne vertébrale de cette démarche, tandis que le comité de sécurité en assure le rythme et la cohérence.
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